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DISCUSSION AUTOUR DU PROJET

Quel est le rôle de CN’Air ?

CN’Air a été créé pour accueillir les actifs éoliens et solaires de la Compagnie Nationale du Rhône. Une séparation juridique a dû être faite entre les aménagements hydrauliques liés à la concession du Rhône (concession donnée en 1934), et les autres aménagements hors Rhône qui sont en dehors du périmètre réglementaire de la concession. CNR, présidente de CN’Air, est responsable des parcs éoliens et des parcs photovoltaïques, elle en assure leur exploitation.

Comment se déroule l’instruction du projet éolien ?

La procédure d’instruction a démarré en janvier 2016, avec le dépôt du dossier de demande d’autorisation unique auprès du guichet unique du Rhône, la Direction Départementale de Protection des Populations, qui coordonne l’instruction du dossier. Cette demande rassemble la demande d’autorisation d’exploiter une ICPE, la demande de permis de construire, la demande de défrichement et l’approbation de projet d’ouvrage privé de raccordement, soit l’ensemble des autorisations nécessaires à la réalisation du projet. Pendant plusieurs mois, des échanges ont eu lieu entre les services de l’État et le porteur de projet, aboutissant à la validation du projet de moindre impact. Le dossier a ainsi été jugé recevable en septembre 2016 par l’ensemble des services de l’État, permettant la poursuite de l’instruction, et donc la tenue d’une enquête publique. Cette dernière a eu lieu du 14 novembre 2016 au 15 décembre 2016, et a permis de recueillir les observations du public, ainsi que les avis des communes situées dans le périmètre de 6 km autour des éoliennes. La Commission Départementale de la Nature, des Sites et Paysages doit également émettre un avis sur le projet, la décision de refus ou d’autorisation sera ensuite prise par le Préfet.

Quelles sont les conditions de vent observées sur le site ?

La campagne de mesure du vent s’est déroulée sur site d’avril 2014 à juin 2015 avec l’installation d’un mât de mesure de  50 m de hauteur. Sur ce mât de mesure, deux girouettes et trois anémomètres ont enregistré les conditions du vent (direction et intensité). Un radar mesurant le vent en hauteur a également été utilisé de septembre 2014 à février 2015 pour mesurer des données à des hauteurs de 10 à 170 m. L’ensemble de ces données enregistrées sur le site a été corrélé avec des données long terme MERRA enregistrées par la NASA afin d’obtenir une estimation la plus précise possible des conditions de vent sur le site de Champ Bayon.

Les résultats de l’étude de vent démontrent le bon productible du site qui s’élève à 19 GWh/an. Cela représente également 2 100 heures annuelles de fonctionnement en équivalent pleine puissance, le projet se classe donc dans la moyenne des sites français.

Les éoliennes résisteraient-elles à la tempête de 1999 ?

Les éoliennes sont conçues pour résister à des vents de grande violence. A titre d’exemple, l’éolienne Enercon  E101 sur mât de 135m de classe IIa  résiste à des rafales de 59.5m/s  à hauteur de moyeu soit 214km/h de vent.

La tempête Martin de 1999 a balayé la France avec des vents de 126 km/h (Mâcon) à 198 km/h (Ile d’Oléron).

 

Le système de sécurité garantit un fonctionnement sûr de l'éolienne. Les éoliennes sont freinées d'une façon entièrement aérodynamique par inclinaison des pales en position drapeau. Pour des vents supérieurs à 28 m/s, la puissance est progressivement réduite par le réglage de l’angle des pales du rotor. Lorsque la vitesse des vents s’élève à environ 34 m/s, la puissance est réduite jusqu’à atteindre 0.

 

Quel est le temps de retour sur énergie d’une éolienne ?

L’énergie produite par une éolienne compense intégralement l’énergie consommée dans toutes les phases de son cycle de vie  (fabrication, construction, exploitation, démantèlement et recyclage) en moins de 8 mois.

Où peut-on voir des éoliennes similaires à celles envisagées sur Champ Bayon ?

Les éoliennes envisagées sur le site de Champ Bayon, de 135m de hauteur de mât, de 186m en bout de pale et 3 mégawatt de puissance, sont des éoliennes de dernière technologie et de grande envergure permettant une production optimale.

Ces éoliennes sont encore peu implantées en France. En Allemagne, le premier prototype a été installé en 2011, et en 2013, plus de 33% des turbines nouvellement installées présentaient des hauteurs de mâts entre 120m et 140m.

Comment le parc éolien sera-t-il raccordé au réseau électrique ?

Les trois éoliennes seront raccordées, en liaison souterraine, à un poste de livraison situé sur site.

Deux options de raccordement au réseau général sont ensuite possibles :

- Raccordement, entièrement souterrain, au poste de transformation de La Clayette, distant d’environ 11 km au nord-ouest. Ce poste dispose de 12 mégawatts de capacité d’accueil réservée à l’électricité renouvelable.

- Raccordement direct, entièrement souterrain également, sur la ligne électrique Chauffaille-Monsols. La capacité d’accueil de l’électricité renouvelable sur cette portion du réseau est encore à l’étude.

ERDF proposera une solution de raccordement définitive une fois les autorisations du parc éolien acquises.

Que sont les Schémas Régionaux de Raccordement au Réseau des Energies Renouvelables ?

Les Schémas Régionaux de Raccordement au Réseau des Energies Renouvelables, encore appelés S3RENR, ont pour finalité de permettre le raccordement au réseau des installations de production d’énergie renouvelable. Partant des capacités actuelles de raccordement de la région, ils évaluent donc les travaux de développement à effectuer pour accueillir l’électricité renouvelable produite à l’horizon 2020.

Le S3RENR de Rhône-Alpes a été approuvé le 22 décembre 2015. Celui de la région Bourgogne a lui aussi été validé. Il prévoit une capacité réservée de 12 MW au poste électrique de La Clayette.

Une étude géotechnique a-t-elle été réalisée ?

L’étude géotechnique n’interviendra qu’après obtention des autorisations nécessaires à la construction et à l’exploitation du parc éolien. Elle permettra de définir le type exact de sol, la profondeur d'assises, le type de fondation et les volumes de matériel nécessaire au chantier.

Quel sera le balisage aéronautique des éoliennes ?

Le balisage des parcs éoliens vise à assurer la sécurité du trafic aérien.

La réglementation se base sur l’arrêté du 13 novembre 2009 qui prévoit les dispositifs suivants :

 

Balisage de jour :

Feux d’obstacle moyenne intensité (de type A) : feux à éclats blancs de 20 000 cd.

Une visibilité de l’éolienne dans tous les azimuts (360°) doit être assurée.

 

Balisage de nuit :

Feux d’obstacle moyenne intensité (de type B) : feux à éclats rouges de 2 000 cd.

Une visibilité de l’éolienne dans tous les azimuts (360°) doit être assurée.

 

Pour les éoliennes de hauteur totale supérieure à 150 mètres, un balisage rouge de 32 cd est nécessaire sur le mât (et visible à 360°).

 

La réglementation a beaucoup évolué, et évolue encore. Les autorités de l’aviation militaire et civile sont sensibles aux possibilités qu’offrent les nouvelles technologies de balisage intelligent (circonstanciel et/ou variable selon la visibilité). Une évolution de la réglementation, notamment en ce qui concerne l’intensité du balisage et l’obligation de baliser toutes les éoliennes d’un parc, est en cours de discussion.

Le site est traversé par le faisceau hertzien Mont Saint-Rigaud – Aigueperse. La présence de ce faisceau a-t-elle été prise en compte ?

Sollicité en mai 2013, ORANGE nous a indiqué la nécessité de laisser une bande large de 100 m (50 m de part et d'autre du faisceau) libre de tout obstacle - les pales des éoliennes ne devant pas pénétrer dans cette zone. Les implantations à l’étude respectent cette contrainte, ainsi le parc éolien n’aura aucune incidence sur le fonctionnement du faisceau.

Comment sont réalisés les photomontages ?

Le dossier d’étude d’impact détaille la méthodologie utilisé pour la réalisation des photomontages. La localisation exacte des prises de vue, l’angle de lecture de la photo et la focale (champ de vision de la prise de vue) seront précisés. Pour ceux qui le souhaitent, ces informations sont consultables dans le résumé non technique du dossier d’étude d’impact et le carnet de photomontages mis en ligne sur le site dédié au projet.

Est-il possible d’avoir les coordonnées GPS des éoliennes en projet ?

Les coordonnées GPS des éoliennes figure dans le plan de localisation du projet mis en ligne sur le site dédié au projet.

Qui se charge de l’aménagement et de l’entretien des chemins d’accès au parc éolien ?

L’installation des éoliennes nécessitent l’aménagement des chemins (privés ou communaux) pour permettre le passage de convois volumineux. L’aménagement de ces chemins (chemins existants et si besoin, emprises nécessaires sur les parcelles avoisinantes) est conditionnée à la signature préalable par les propriétaires (et par les exploitants le cas échéant) d’une promesse de servitude autorisant CN’Air à réaliser à ses frais les travaux nécessaires.

Les voies d’accès seront ensuite utilisées pour la maintenance du parc éolien (passage d’un véhicule léger environ une fois par semaine). Ces chemins d’accès seront également utilisés par les forestiers, les éventuels visiteurs du parc et doivent être, par tous temps, praticables pour les services de secours. Leur entretien est sous la responsabilité de l’exploitant (CNR).

Quel est le coût de ce projet et quel est le temps de retour sur investissement ?

Les montants réels de l’investissement ne sont pas connus précisément à ce jour, puisque les contrats avec les fournisseurs ne seront signés qu’une fois les autorisations de construire et d’exploiter obtenues.

Nous travaillons aujourd’hui en nous basant sur un coût estimé du projet de 13,9 millions d’euros. Nous attendons un temps de retour sur investissement inférieur à 15 ans, avec un taux de rentabilité de 3,64%.

Le modèle économique est détaillé dans le dossier d’étude d’impact, qui était consultable pendant l’enquête publique.